| Terrains à bâtir : chute des ventes de foncier d'origine rurale en 2009 |
|
|
|
|
Le recul est principalement lié au reports de projets des promoteurs et des particuliers, limités par leurs capacités d'emprunt. Le prix au m² pour le particulier a tout de même augmenté de 3,1% à 26,60€/ha. 34.700 hectares de surfaces agricoles ou naturelles ont été vendus en 2009 à destination de l'urbanisation selon les chiffres de la Fédération Nationale des Safer (Sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural) ou FNSafer. Ce chiffre marque un recul de 22,6% par rapport à 2008. 35.900 transactions ont été réalisées (-15,7%) pour 3,4 milliards d'euros (-24,1%). La baisse est encore plus spectaculaire par rapport au pic de 2007 : - 24,6 % en nombre, - 29 % en surface et - 30,6 % en valeur. Cette surface, notifiée aux Safer par les notaires, correspond aux ventes de terres qui sont destinées à être urbanisées dans les prochaines années pour créer des logements individuels ou collectifs, des zones d'activités commerciales, industrielles, artisanales et des infrastructures. Maintien des opérations des collectivités publiques Selon la FNSafer, les promoteurs n'ont pas hésité pas à reporter les programmes de logement ou d'immobilier de bureau dont la rentabilité n'est plus assurée. La construction individuelle, qui constitue une partie importante du marché notifié aux Safer via le marché des terrains individuels hors lotissement, dépend fortement des capacités d'emprunt des particuliers et des conditions de crédit. « Leur dégradation, observée depuis le début de la crise, a donc logiquement fait baisser le nombre de leurs transactions de presque 18% », constate la FNSafer qui rappelle que les particuliers se sont retirés au troisième trimestre 2007. Au total, le secteur privé a acquis 21,2% de biens en moins qu'en 2008 (26.000) pour une valeur inférieure de 27,4% à 2,9 milliards d'euros. Toutefois, le prix au mètre carré du terrain constructible de moins de 1 hectare acquis par un particulier a augmenté de 3,1%, à 26,6 euros/m². A l'opposé, les collectivités publiques continuent leurs opérations indépendamment de la crise avec un nombre de transactions supérieur de 1,6% en un an pour une valeur quasi-stable (+0,2%, 0,5 milliards d'euros). Hors collectivités, le marché de l'urbanisation a reculé de 27% en nombre et de 36 % en surface et en valeur entre 2007 et 2009. |






















