| Marché immobilier rural : chute des transactions sur le foncier en 2009 |
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Aucun des segments n'a été épargné par la crise en 2009. Le marché recul de 22% en valeur à 13,6 milliards d'euros.
En 2009, le marché foncier rural a chuté de 11,8%, avec 206.000 transactions enregistrées par la Fédération Nationale des Safer (Sociétés d'aménagement foncier et d'établissement rural) ou FNSafer. En surface, le recul est de 18,2% à 472 000 hectares (ha) pour une valeur de 13,6 milliards d'euros (-22%). « La contraction concernait en 2008 principalement les marchés sous influence urbaine (urbanisation, maisons à la campagne et espaces résidentiels et de loisirs non bâtis). En 2009, elle s'est étendue aux marchés agricole et forestier », a commenté la FNSafer dans son étude annuelle. La FNSafer constate en outre que les personnes morales interviennent sur 15 % des surfaces du marché agricole pour 30 % des valeurs. Prix des terres libres est en baisse pour la première fois depuis 1995
Le marché des vignes amorce un retournement marqué par une nette fermeture du marché. Après trois années de croissance, il se replie de 14% en nombre de transactions (8690 ventes) et de 16% en surface (13.960 hectares) pour une valeur de 562,9 millions d'euros. Parallèlement, la hausse des prix s'essouffle : le prix national des vignes VQPRD (vignes à vin de qualité produit dans une région déterminée) ne progresse que de 2,5%. Par ailleurs, avec la baisse des revenus agricoles depuis deux ans, la FNSafer constate que la contraction du marché des terres et prés s'amplifie. Par rapport à 2008, on assiste à un recul du marché de 4% en nombre de transactions avec 58.000 biens échangés, de 10% en surface (242 000) et 11% en valeur à 1,8 milliard d'euros. Pour la première fois depuis 1995, le prix des terres libres est en baisse : 5 090 euros/ha (- 1,6 %). Sur le marché des terres louées, le maintien des non-agriculteurs participe à la tenue des prix : 3 910 euros/ha (+ 1,1 %). La contraction du marché n'a pas touché tous les territoires de la même manière : dans le Massif Central, la fermeture atteint 12% en nombre et 21 % en surface et valeur. A l'inverse, dans le Sud-Est, le marché des terres et prés s'accroît de 4,5% en nombre et de 13 % en surface sous l'effet combiné des acquisitions des exploitants individuels et des personnes morales non agricoles. |






















