
La hausse des coûts de logement supportés par les ménages a été légèrement plus contenue en 2011. Après une augmentation de 2,4% en 2010, les dépenses de logement ont à nouveau progressé de 2% l'an dernier d'après les données de l'Insee. Cette hausse plus modérée s'explique notamment par la décélération des prix à la location. Les dépenses énergétiques sont en recul tandis que les aides au logement ont augmenté davantage.
Les coûts de logement supportés par les ménages ont continué de progresser en 2011 mais à un rythme moins soutenu. Pour l'année dernière, les dépenses de logement ont progressé de 2% en valeur, contre 2,4% en 2010. Cette hausse plus modeste s'explique selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) par la décélération des prix à la location, moins dynamiques en 2011 (+0,9%) qu'en 2010 (+1,3%). En volume, les dépenses restent stable, en hausse de 1,1%, soit la même progression que celle reportée par l'Insee en 2010. Le logement compte ainsi pour 19,1% des dépenses globales de consommation des ménages en 2011, contre 18% en 2001. La dépense totale des ménages consacrée au logement atteint 281,2 milliards d'euros en 2011.
La consommation énergétique (chauffage et éclairage) des ménages a connu un repli significatif l'an dernier (-11,2%), expliqué par l'Insee par une météo clémente au printemps et en automne. Cette baisse des dépenses n'est pas liée en revanche à un recul des prix énergétiques : au contraire, ceux-ci ont augmenté en 2011, de 9,9%. En détail, les prix de l'électricité se sont accrus de 6,5%, ceux du gaz de 9,7%, et les tarifs du fioul domestique ont explosé de 23,1%. Dans le même temps, les aides au logement ont progressé de 3,3 % en volume en 2011, contre seulement 1,1% en 2010.
Selon la méthodologie de l'Insee, les dépenses de consommation des ménages en logement incluent les loyers versés par les locataires (aides au logement déduites) mais également les loyers imputés, que les propriétaires auraient à payer s'ils étaient locataires du logement qu'ils habitent.
Interview
Malik Benrejdal, président et co-fondateur du réseau I@D
“ Une annonce immobilière qui reste longtemps est synonyme de prix trop élevé ”
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