Le déficit de construction va freiner la baisse des prix de l’immobilier

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Invité de l'émission Télé Matin jeudi 31 janvier, le président du promoteur immobilier Nexity Alain Dinin a souligné que le manque de logements neufs n'allait pas permettre une franche baisse des prix dans l'ancien en 2013.

 

Une baisse des prix ? Quelle baisse des prix ? Le président du promoteur immobilier Nexity Alain Dinin, invité de l'émission Télé Matin jeudi 31 janvier, est revenu sur la situation du marché immobilier en 2013. Il a notamment maintenu sa prévision d'une stabilisation du nombre de logements neufs construits à 300.000 constructions, un seuil à peine dépassé en 2012.

« En 2013, on ne sera pas mieux. Si on n'est pas mieux en 2013, on sera au plus bas de la construction de logement neuf depuis l'après-guerre », a-t-il souligné. Un résultat bien loin des aspirations de François Hollande et Cécile Duflot, qui ont fixé un objectif annuel de 500.000 logements construits, dont 150.000 logements sociaux. Surtout, le manque de logements neufs va contrecarrer une éventuelle baisse des prix dans l'ancien. « Il n'y aura pas de baisse des prix massive sur l'immobilier parce que nous ne produisons pas assez pour que l'offre et la demande se rééquilibrent », a-t-il insisté. Seules des baisses relativement modérées de « 5, 6, 7% dans certaines zones » où la pression de la demande est plus faible seraient donc à anticiper. Un mouvement trop faible « dans la mesure où les prix ont doublé dans les dix dernières années ».

Alain Dinin a illustré ses propos en prenant exemple sur l'Ile-de-France, une région qui accueille environ 100.000 nouveaux habitants par an. « Il faudrait donc qu'ils puissent être accueillis dans au moins 50.000 logements, on en fabrique 35.000 » dans le neuf. Les nouveaux habitants restants se reportent ainsi sur l'immobilier ancien, renforçant la pression de la demande sur ce marché et n'incitant pas les propriétaires à baisser les prix de vente.

Le président de Nexity a plaidé pour des solutions de long terme, estimant que pour répondre au défi d'une pénurie de logements qui dure « depuis 30 ans », il est nécessaire de traiter dans son ensemble la « chaîne » du logement, allant des problématiques foncières à la gestion des rapports locatifs. Il a plaidé pour un retour des investisseurs institutionnels, et en particulier les compagnies d'assurance-vie, sur le marché du logement intermédiaire, évoquant des réunions de travail à ce sujet au ministère du Logement mais aussi à l'Elysée. Il a également souligné la nécessité de donner des garanties aux propriétaires en matière fiscale, afin de ne pas décourager l'investissement privé.

 

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