Interdiction de location de meublé : la Fnaim s’en remet à Nathalie Kosciusko-Morizet |
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| Écrit par Pierre Havez |
| Lundi, 06 Février 2012 10:43 |
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En réaction à la décision de la Mairie de Paris d'interdire les locations meublées de moins d'un an afin d'enrayer la hausse des prix à la location dans la capitale, la Fnaim de Paris et d'Ile-de-France a réclamé « l'intervention d'urgence du Ministre du Logement pour sauver ce secteur stratégique du logement à Paris ». La Fédération nationale des agents immobiliers de France (Fnaim), considère que le secteur de la location de meublé apporte de la flexibilité à de nombreuses familles en difficulté, n'ayant pas accès à l'hôtel. Il permettrait ainsi « d'accueillir 50 000 familles ayant besoin d'un logement temporaire pour des raisons professionnelles ou familiales et qui sont très souvent en situation d'urgence », selon la fédération des agences immobilières. Contrairement à la Marie de Paris qui y voit un facteur de spéculation responsable l'augmentation des prix des loyers, la Fnaim juge que la location meublées serait une variable d'ajustement pour ces « familles en situation d'urgence ». L'organisation syndicale immobilière fonde cette analyse sur une étude Opinion Way évaluant à 3 mois le séjour moyen dans un logement meublé et à 4% la part de touriste du temps total d'occupation. 116.000 logements vides à Paris Gilles Ricour de Bourgies, président de la Fnaim Paris-Ile-de-France a défendu ce secteur d'activité, pointant plutôt le défaut de mise à disposition de logements vacants : « la mairie se trompe de cible et de priorité. Depuis dix ans, les professionnels de la location meublée ont permis le retour au secteur locatif de 20.000 appartements qui seraient demeurés vacants et qui risquent de le redevenir. Il reste 116.000 logements vides à Paris, auxquels s'ajoutent 80.000 résidences secondaires ». 2000 emplois menacés Déplorant « l'absence de concertations entre les professionnels et la Mairie de Paris », le syndicat a estimé à 2.000 le nombre d'emploi menacés en cas de maintien de cette mesure : « les agences spécialisées emploient directement 1.000 salariés auxquels s'ajoutent 1.000 emplois indirects », a-t-elle précisé. Surtout, la Fnaim craint que cette interdiction ne soit « étendue à l'ensemble des villes de plus de 200.000 habitants si la jurisprudence parisienne était confirmée ». Un arrêté de 2009 stipule ainsi que toute transformation d'un local d'habitation pour un autre usage « doit faire l'objet d'une autorisation de la Ville ». Dans l'attente d'une réaction de la ministre du logement, Nathalie Kosciusko-Morizet, M. Ricour de Bourgies a ainsi demandé « l'arrêt immédiat des poursuites engagées par la Mairie de Paris à l'encontre des propriétaires bailleurs ». De son côté, la Ville de Paris a réagi aux propos de la Fnaim, se défendant dans un communiqué de n'avoir « jamais entendu viser les propriétaires qui louent leur appartement quelques jours ou semaines par an, mais ceux qui le louent à la nuitée, à la semaine ou au mois, dans une optique commerciale ». 20.000 logements sont destinés à la location meublée temporaire à Paris, soit 1,5% des logements parisiens et 8% du marché locatif de la capitale. |
















