Envolée des renégociations de crédits immobiliers

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Les taux de crédit immobilier se sont maintenus à des niveaux bas en janvier selon les courtiers Meilleurtaux.com et Ace. La moitié des établissements prêteurs ont même diminué leur taux. Les emprunteurs désirent en profiter pour renégocier leur crédit.

 

Le mois de janvier s'est visiblement prêté aux renégociations de crédit immobilier. Le courtier Meilleurtaux.com a en effet enregistré plus de 30.000 demandes de renégociations sur son site internet, soit 53% du nombre total de dossiers déposés. « C'est deux fois plus qu'en octobre 2010 où l'on comptabilisait 14.000 demandes en un mois, un record à ce moment-là », précise Meilleurtaux.com dans un communiqué.

Le constat tiré par le baromètre mensuel du courtier en crédit immobilier Ace est globalement similaire. Selon son président et fondateur Joël Boumendil, la tendance « devrait se poursuivre sur les prochains mois car il est très probable que les taux resteront stables tout au long de cette année 2013 ». Ace souligne que la faiblesse des taux devrait permettre d'éviter un blocage total du marché immobilier, en particulier en Ile-de-France.

Poursuite de la baisse des taux

Avec des taux de nouveau en baisse en janvier, à 3,1 % sur 15 ans, 3,4 % sur 20 ans et 3,77 % sur 25 ans selon les données de Meilleurtaux.com, les emprunteurs peuvent être tentés de recourir à la renégociation des conditions de leur crédit. Ace indique également des taux en baisse sur 10 ans (-0,10 point, à 2,60 % pour les meilleurs dossiers) et 20 ans (-0,05 point, à 3,05%) au mois de janvier. Les taux à 15 ans (2,85%) et 25 ans (3,40%) restent stables.

Néanmoins, certaines banques ont pour la première fois depuis longtemps augmenté leur taux, comme le souligne le directeur général de Meilleurtaux.com Hervé Hatt : « Ce mois-ci, certaines banques ont fait le choix d'augmenter légèrement leurs taux de crédit après les avoir fortement baissés fin 2012, tout en veillant à rester compétitives. » Pour autant, le spécialiste dit ne pas s'attendre à un mouvement haussier des taux de crédit. Malgré la hausse du taux de l'obligation assimilable du Trésor (OAT) à 10 ans, qui pourrait avoir des conséquences à terme sur les taux de crédit proposés, Hervé Hatt se montre optimiste. « L'OAT 10 ans reste à un niveau très bas, inférieur à son niveau d'octobre 2010 au moment où les taux étaient également à un plancher historique », persiste-t-il.

Malgré ces conditions favorables, avec des taux bas historiques, le courtier rappelle que certaines conditions doivent être respectées pour que la renégociation de crédit soit intéressante. « Dans le contexte actuel, les emprunteurs veulent bénéficier des taux très bas mais tous ne le peuvent pas, nuance la responsable des études économiques de Meilleurtaux.com Sandrine Allonier. Il faut réellement un écart de taux significatif - de l'ordre de 0,80 à 1 point - ou un montant d'emprunt élevé avec une durée de départ longue pour que l'opération soit rentable. »

 

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