Crédit immobilier : la hausse des taux d’intérêt aux particuliers se poursuit en janvier 2012 (observatoire CSA) |
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| Écrit par Olivier Dubrana |
| Mardi, 07 Février 2012 11:21 |
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Prolongeant la hausse initiée en décembre 2011, les taux de crédit immobilier ont à nouveau progressé en janvier. Selon les chiffres de l'Observatoire crédit logement du CSA, ils s'établissent ainsi, hors assurance, à 3,97% en moyenne, entraîné par le marché du neuf. Le taux moyen progresse encore de quatre points par rapport à décembre 2011, où il était alors fixé à 3,93%. En l'espace de deux mois, il gagne 11 points de base par rapport à celui constaté en octobre et novembre (3,86%), atteignant son niveau de l'été 2009. Pour l'accession dans l'ancien, le taux moyen constaté par l'étude mensuelle de l'Observatoire du logement CSA s'établit également à 3,97%. En revanche ce taux reste stable par rapport au mois précédent. Les taux pratiqués dans le neuf ont de leur côté augmenté de cinq points de base en janvier, passant en l'espace d'un mois de 3,93% à 3,98% en moyenne. La durée du prêt diminue de 11 mois dans le neuf sur un semestre La durée moyenne des prêts accordés en janvier se relève légèrement par rapport à celle constatée en décembre 2011 (209 mois), s'établissant à 211 mois (un peu plus de 17 ans). Elle poursuit cependant son ralentissement par rapport au niveau du début de l'année 2011. « Depuis octobre 2011, la durée moyenne diminue, pour retrouver en janvier 2012 le niveau qui était le sien au second semestre 2009 », constatent ainsi les analystes de l'Observatoire. Cette baisse reste modeste dans l'ancien (de 223 en janvier contre 229 mois en juillet 2011). Elle se ressent, en revanche, très fortement dans le neuf, perdant onze mensualités sur la même période (237 mois en janvier contre 248 en juillet). Recul du coût relatif de 4,70 à 4,49 années de revenus sur le neuf D'autre part, le coût moyen par emprunt des opérations remonte, atteignant 3,85 années de revenus en janvier, contre 3,78 en décembre 2011. Ce rebond est cependant relatif. Il survient après un repli de 10 points de base au mois dernier. Cette évolution « en dents de scie » relève aussi du recentrage du marché vers les revenus les plus aisés. « Comme les revenus des emprunteurs augmentent maintenant plus vite qu'auparavant, les tensions sur le coût relatif s'allègent rapidement » ajoute l'étude. Sur le marché du neuf, le coût relatif recule fortement en janvier 2012 pour s'établir à 4,49 années de revenus, soit une diminution de 21 points de base par rapport au plus haut atteint en décembre 2011 (4,70 années de revenus). Cette tendance s'explique par « la remontée rapide du niveau de l'apport personnel mobilisé par les ménages sur ce marché » (+16% sur un an depuis le début de l'année 2012) précise l'Observatoire crédit logement. Sur le marché de l'ancien, le coût relatif reste stable à 4,52 années de revenus en janvier 2012. Les conditions de solvabilité se sont dégradées dans l'ancien Enfin, conséquence des mesures de rigueur fiscale décidées par le gouvernement en 2011, la capacité de financement des ménages se dégrade fortement pour atteindre le niveau le plus bas jamais observé dans l'ancien. « Avec la suppression du PTZ+ dans l'ancien et une nouvelle détérioration des conditions de crédit, l'indicateur de solvabilité de la demande recule brutalement en janvier 2012, au point le plus bas que l'Observatoire a constaté depuis le début des années 2000 » ajoute l'étude. Dans le neuf, en revanche, qui bénéficie encore du PTZ+, la solvabilité des emprunteurs reste à un niveau élevé, observé depuis juillet. « La reconfiguration du PTZ+ n'a pas provoqué le " décrochage " de l'indicateur », confirment les analystes de l'observatoire crédit logement. En savoir plus |
















